Inhibition de l'action
Publié : jeu. juin 26, 2025 11:50 pm
Hello la communauté, j'espère que vous allez bien.
Je vous partage un retour d'expérience perso, suite à la lecture du livre de la souplesse absolue.
J'ai repris le volley-ball en loisir depuis 1 an dans une petite équipe de ma ville. Quand j'ai arrêté ce sport il y a 15 ans, j'avais un niveau régional.
Forcément en un an, et grâce à la reprise du fitness doux de notre gourou à tous, Olivier Lafay, j'ai retrouvé mon niveau et je l'ai même dépassé.
Je suis donc passé de joueur de loisir à joueur de match. Je me suis senti chanceux de pouvoir participer a "l'élite" du club, ayant le droit de faire les matchs.
Lors d'une rencontre où nous étions entrain de perdre, le capitaine a proposé un temps mort et nous a violement gueuler dessus.
Il nous a dit des horreurs genre : "Si vous voulez pas vous donner à fond, prenez votre douche et cassez vous" et j'en passe.
Cette phrase a raisonné en moi, et je me suis retrouvé dans cette situation où j'étais dégoûté de me faire gueulé dessus, je voulais prendre ma douche et partir, mais ça voulait dire laisser mon équipe déclarer forfait pour manque de joueur. Je ne pouvais pas faire ça. Je ne me sentais pas de répondre non plus, car le capitaine a argument d'autorité et je me suis senti trop nouveau dans la bande pour répondre. Je suis donc resté silencieux, bouillant de l'intérieur, sans agir. Autour de moi, personne n'a réagi non plus.
Je vous raconte ça car il m'a fallu 3 jours de remords et d'introspection pour enfin comprendre que j'étais exactement comme ce chien a qui on donne des électrochocs dans une cage, et qui n'ose même plus sortir porte ouverte, tellement l'idée même de bouger l'effraie.
Je pense, en extrapolant, que quand on n'ose pas agir, nous vivons l'inhibition de l'action et je prends ainsi conscience qu'on n'a pas besoin d'etre bloqué dans une cage à prendre des électrochocs pour se sentir inhibé. Ces situations traumatique sont beaucoup plus courante que l'on ne le pense.
Résultats de l'expérience : tension avec le capitaine a qui j'ai fini par dire en tête à tête qu'il nous a parlé comme un gros enc***r, j'ai pas kiffé la fin du match, plus envi de faire de match par peur de me retrouver inhibé a nouveau. Je vais devoir passer outre si je veux atteindre mes objectifs, ou fuire vers d'autres objectifs
La vraie question est de savoir pourquoi je me suis senti si impuissant, et vers quoi cette situation me ramène-t-elle.
Voilà pour ma petite pensée du soir.
A+ les sportifs, merci de m'avoir lu
Emilien
Je vous partage un retour d'expérience perso, suite à la lecture du livre de la souplesse absolue.
J'ai repris le volley-ball en loisir depuis 1 an dans une petite équipe de ma ville. Quand j'ai arrêté ce sport il y a 15 ans, j'avais un niveau régional.
Forcément en un an, et grâce à la reprise du fitness doux de notre gourou à tous, Olivier Lafay, j'ai retrouvé mon niveau et je l'ai même dépassé.
Je suis donc passé de joueur de loisir à joueur de match. Je me suis senti chanceux de pouvoir participer a "l'élite" du club, ayant le droit de faire les matchs.
Lors d'une rencontre où nous étions entrain de perdre, le capitaine a proposé un temps mort et nous a violement gueuler dessus.
Il nous a dit des horreurs genre : "Si vous voulez pas vous donner à fond, prenez votre douche et cassez vous" et j'en passe.
Cette phrase a raisonné en moi, et je me suis retrouvé dans cette situation où j'étais dégoûté de me faire gueulé dessus, je voulais prendre ma douche et partir, mais ça voulait dire laisser mon équipe déclarer forfait pour manque de joueur. Je ne pouvais pas faire ça. Je ne me sentais pas de répondre non plus, car le capitaine a argument d'autorité et je me suis senti trop nouveau dans la bande pour répondre. Je suis donc resté silencieux, bouillant de l'intérieur, sans agir. Autour de moi, personne n'a réagi non plus.
Je vous raconte ça car il m'a fallu 3 jours de remords et d'introspection pour enfin comprendre que j'étais exactement comme ce chien a qui on donne des électrochocs dans une cage, et qui n'ose même plus sortir porte ouverte, tellement l'idée même de bouger l'effraie.
Je pense, en extrapolant, que quand on n'ose pas agir, nous vivons l'inhibition de l'action et je prends ainsi conscience qu'on n'a pas besoin d'etre bloqué dans une cage à prendre des électrochocs pour se sentir inhibé. Ces situations traumatique sont beaucoup plus courante que l'on ne le pense.
Résultats de l'expérience : tension avec le capitaine a qui j'ai fini par dire en tête à tête qu'il nous a parlé comme un gros enc***r, j'ai pas kiffé la fin du match, plus envi de faire de match par peur de me retrouver inhibé a nouveau. Je vais devoir passer outre si je veux atteindre mes objectifs, ou fuire vers d'autres objectifs
La vraie question est de savoir pourquoi je me suis senti si impuissant, et vers quoi cette situation me ramène-t-elle.
Voilà pour ma petite pensée du soir.
A+ les sportifs, merci de m'avoir lu
Emilien