Je note ici 2 réponses faites par Loïc Aymard des pratiquants sur le FB de la méthode. Elles me paraissent très importantes.
Cela a changé ma vision de l'entraînement et notamment des mini-boucles.
1er commentaire en réponse à Baptiste
Il est tout à fait possible de faire une prise de masse dite lente avec un surplus calorique maîtrisé mais pour cela il faut connaître ses besoins théoriques (DEJ) que l’on peut ajuster en fonction du réel (emploi, rapport au stress notamment).
Cela dit si on est quelqu’un qui n’arrive pas à décoller niveau poids avoir une prise de masse plus agressive est une possibilité pour prendre confiance et amorcer la progression.
Néanmoins il faut avoir en tête que surcharger son système digestif est un stress et que dans une certaine mesure ça peut jouer contre notre objectif. C’est un stress qui ne peut durer trop longtemps. Cette durée va dépendre de l’individu et de son contexte.
Pour ton cas j’ai l’impression que ton poids augmente donc c’est qu’il n’y a pas de réel blocage sur ce point.
Si on se focalise maintenant sur l’entraînement, aller
chercher l’échec est une nécessité pour croître.
À terme on doit être capable de s’entraîner au minimum à l’échec simple et dans les jours où nous sommes en forme à l’échec ultime sur qql séries de qql exo et d’autres jour où nous sommes moins en forme aller à l’échec psychologique. Il faut être capable de penser à côté de ça les phases de récup.
Les débuts de niveau dans les premiers niveaux de la méthode (2-4) sont fait pour ça d’ailleurs, ce sont des phases de récupération forcées. Dans les niveaux supérieurs parcontre ces baisses de régime sont moins marquées comme on peut le voir avec les exos à réaliser en max comme les dips ou dernières séries du bloc dos ou encore les blocs additionnels. Le pratiquant est de plus en plus à même de se réguler par lui même, de se connaître pour savoir comment répartir le volume d’entraînement dans sa séance et dans sa semaine en fonction de sa vie personnelle. Là est l’essence même de la méthode. L’autonomie et la recherche d’efficience.
En musculation il ne faut pas oublier que l’objectif est d’être capable de supporter toujours plus de tension pour avoir cette surcharge progressive nécessaire à la construction musculaire. Le challenge est donc d’allier cet objectif avec son quotidien pour durer, ce qui va nécessiter une connaissance toujours plus fine de soi-même, d’où l’encouragement soutenu de la méthode à réaliser une introspection.
Pour résumé il faut que tu veilles à voir de bons apports alimentaires (surplus calorique controlé qui ne surcharge pas outre mesure ton système digestif). Puis un travail à l’échec bien réparti dans tes séances et dans ta semaine en fonction de ton contexte de vie.
De ce que tu dis il y a une marge de progression sur ces points là. Sur le rapport mise en tension / détente à l’aide bien entendu des exercices de récupération (souplesse / piliers / silence / seiza) mais aussi et surtout d’un cheminement de connaissance de soi (guide absolu de la souplesse / AA pour être le plus efficient dans la démarche).
À côté de ça le choix d’exercice pour les biceps est un « détail » où je te conseillerai d’adopter celui que tu apprécies le plus de par les sensations ressenties et de veiller à ne pas aller trop vite en besogne en ajoutant trop vite des blocs additionnels qui peuvent conduire plus ou moins rapidement à un sur entrainement.
Celui qui mange trop, s’entraîne trop et/ou mal se verra majoritairement faire du gras et devra réaliser des sèches trop longues.
En conclusion générale; par ordre d’importance:
1/ Gestion du stress (analyser la tension globale de notre vie en lien avec les impératifs / les sollicitations diverses / le rapport à la vie issue de notre éducation - construction d’homme)
2/ Avoir un entraînement qualitatif et mise en lien avec le point 1. Vérifier l’exécution des exos en se filmant ou en se faisant corriger par un tiers (privilégier la qualité à la quantité), la fréquence / volume d’entraînement.
3/ nutrition saine et équilibré répondant à nos besoins pour être en santé avant de parler muscu. Ce sur quoi on ajoute ou retire des calories pour atteindre l’objectif (masse / sèche).
En espérant que tout ceci t’apporte une vision globale du processus dans lequel s’inscrire pour réussir sans sacrifier quoique ce soit de vital dans ta vie.
2 ème commentaire en réponse à Martin
Salut Martin,
Il faudra réguler l’intensité à l’entraînement et voir à la baisse la fréquence d’entraînement.
Si lors de l’échauffement on ne se sent pas en pleine possession de notre forme habituelle on peut opter pour une recherche d’échec simple grand maximum donc on suivra la capacité du corps. Mieux encore on peut opter pour l’échec psychologique. C’est à dire que l’on se sait capable de mieux en d’autres circonstances mais en ce jour de fatigue on tolère moins la tension sur un bloc en particulier ou même sur toute la séance donc on se laisse chuter plus tôt que l’échec simple. Mais là aussi ça s’impose à nous si on est présent à soi.
Je trouve c’est une meilleure option que faire des mini boucles / boucles régulières car au global on passera une majorité de nos séances nettement en dessous de nos possibilités ce qui rendra plus difficile la progression que si on écoute son corps à chaque séance.
Un emploi du temps chargée ou la naissance d’un enfant ne rend pas impossible la progression, juste moins rapide car non prioritaire.
En conclusion il faut apprendre à jongler entre échec ultime (grande forme) échec simple (forme normale) et échec psychologique (petite forme)
Et plus on sait jongler plus on respecte nos rythmes et plus la croissance naturelle que nous portons en nous n’est pas entravée, au contraire elle est encouragée.